samedi 30 avril 2005

Ombres, coquelicots et paraboles


le matin au Jardin des plantes, l'après-midi au Parc folral (Vincennes).
Les coquelicots sont splendides. La nostalgie me submerge. j'ai envie de regouter ce qui n'était pour moi que KAWSH.
Mais les gardiens veillent.
Je me remémore alors les temps où je m'entrainais à résoudre des équations elliptiques, dans des champs tapissés de fleurs rouges et jaunes. (pour pouvoir partir !).
j'aimerais tant recommencer ...
dire qu'à l'époque je m'engouffrais de coquelicots ! J'avais alors la langue et les lèvres violettes.
Une consolation : Ailleurs est partout et nullepart et ...
l'ombre et le coquelicot sont par là.

Rêves, interdits, souvenirs, instruction ...

éteignez


jeudi 28 avril 2005

Redécouvert récemment


Aynna tendem tassa aran't ifassen
Mattiyagh so'baraz asserm nsaoul
Igh trit lhobinou righ winm
igh yi touguit ajighkm samham

Ce que rencent le coeur l'écrivent les mains
Allons sur la piste, j'ai quelque chose à te dire
Si tu acceptes mon amour je veux le tiens
Si tu me refuses je te laisse et te pardonne

jeudi 21 avril 2005

Je vous ai à l'oeil

je suis au courant
que tu es au courant
que nous sommes un courant ... d'air
celui d'une bouche de métro
qui vomit une armée de gens pressés
aux heures de sortie du bureau
ça promet !

je suis au courant
que tu es au courant
que nous sommes un courant ... d'ombres !
Mais attention ! à une certaine vitesse,
celle de la lumière, et de nos jours,
il n y a plus d'ombre
malheur ...

je suis au courant
que tu es au courant
que nous sommes un courant ... d'âmes !
une ligne de ce code à barres en a pris conscience.
Elle menace de s'écrouler
une autre l'envie et la jalouse.
qu'elle lui emboîte le pas !
chiche ...

je suis au courant
que tu es au courant
que nous sommes un courant ... de potlatch
nous donnons tout parce que nous savons
que ce qui n'a pas été donné n'a pas de valeur
nous ne possédons rien parce que nous voulons
ne point être possédés
allégria !

je suis au courant
que tu es au courant
que nous sommes un courant ... d'art intemporel
mot d'ordre :
"libérer le soleil de l'insoucience des choses"
N'est-ce pas ?

je suis au courant
que tu es au courant
que nous sommes un courant ... de mémoire
pour ne pas qu'ils oublient
comment le vide de ce présent
emplit l'avenir des mots
bonsoir l'oubli.

Paris 12 avril 2005

vendredi 30 avril 2004

Les mots

Je cherche mes mots.

Je sais qu'ils ne sont pas très loin.

Je les ai toujours sur le bout de la langue,

Mais ils me font défaut à la dernière minute,

Au moment crucial où j'ai quelque chose à dire.



Tu ne me les soufflerais pas ?

Tu sais bien que j'adore ça ...

Que tu me souffles le mot juste

Au moment où je suis en train de me débattre ...

Je le répéterai inlassablement

Jusqu'à en éprouver la saveur dans ma bouche.



Oui, oui, ils ont un goût les mots...

Il ne suffit pas de les entendre

Il ne suffit pas de les comprendre

Il ne suffit pas de les voir

Il faut les savourer...

lundi 23 février 2004

Déclaration préalable

Une fatigue monumentale Mais une enrgie surprenante

Vouloir TOUT faire ... Mais jamais rien achever.
Pourquoi lui faut-il toujours sa petite maladresse,
au moment de terminer ?
Une maladresse légère mais sûre.
Une impatience qui pointe le bout de son nez.
Belle échappée de l'instant ultime.
Prière vitale de petits diablottins :
"Dieu ! Protégez-nous de la perfection.
Délivrez-nous d'un tel désir !"

Voler à reculons, tel un colibri. Et s'arrêter net.
Consommer dix fois son poids de ...
fumée, de textes et d'images, de sexe ...
ça frise l'indécence !
Consommer cent fois son poids de ...
regrets et d'éspérance ...
ça frise la folie !

Sacré colibri !
Quelques centimètres d'envergure
Et pas un reposoire.